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L'EPREUVE D'EFFORT - Dr Marie Christine ILIOU

Qu’est ce qu’une épreuve d’effort ?

L’épreuve d’effort est un examen qui consiste à enregistrer un électrocardiogramme et la pression artérielle au cours d’un exercice progressivement croissant.

A quoi cela sert ?

Les indications de l’épreuve d’effort sont posées par un médecin. Différent types de situation peuvent nécessiter de réaliser cet examen :

Comment se déroule l’examen ?
Le plus souvent l’examen se déroule sur un vélo fixe ou sur un tapis roulant, plus rarement on peut utiliser d’autres appareils (cyclo-ergomètre à bras, ou rameur par exemple). La salle d’épreuve d’effort est spécialement conçue pour y réaliser ces test et sont toujours équipées du matériel d’urgence nécessaire en cas de problème durant l’examen. L’épreuve d’effort est réalisée par un cardiologue, aidé généralement d’une infirmière.

La préparation pour cet examen nécessite :
  • Prévoir une tenue de sport ou confortable permettant de réaliser l’effort
  • Ne nécessite pas d’être à jeun, mais les apports alimentaires avant l’examen doivent être limités.
  • Ne pas fumer avant l’examen.
  • Mise en place de dix électrodes sur le thorax (peut nécessiter des zones de rasage en cas de pilosité importante) reliées à l’appareil d’électrocardiogramme et de surveillance.
  • Mise en place d’un brassard pour surveillance de la pression artérielle.
L’examen en lui même : Un électrocardiogramme de repos est réalisé ainsi qu’une prise de la pression artérielle. Le cardiologue qui surveille cet examen doit connaître l’âge, le poids et la taille du patient, le motif de l’examen, les antécédents cardiologiques éventuels, les traitements en cours, les difficultés particulières (arthrose, troubles de l’équilibre) et le niveau d’entraînement éventuel du patient. En fonction de ces données, il pourra choisir le type de test à effectuer (vélo ou tapis roulant par exemple), le protocole d’augmentation à prévoir (l’effort dure entre 8 et 20 minutes) et la fréquence cardiaque maximale à atteindre (le niveau maximal est fixé par la formule : 220-âge). L’effort débute par un niveau généralement très faible, avec une montée en charge de l’intensité progressivement croissante , par paliers de 1 à 5 minutes. L’électrocardiogramme est surveillé en continu par le cardiologue et à intervalles réguliers la pression artérielle est également surveillée. Cet examen peut provoquer fatigue, essoufflement ou des douleurs thoraciques, il convient de prévenir l’équipe soignante si des symptômes apparaissent.

L’arrêt de l’épreuve d’effort : Elle est décidée par le cardiologue : soit l’effort à provoqué une augmentation suffisante de la fréquence cardiaque, soit des anomalies de l’électrocardiogramme ou de la pression artérielle sont apparues soit le patient n’a plus les capacités de poursuivre l’effort. A l’arrêt de l’effort maximal, il peut être demandé de poursuivre un exercice de faible intensité, avec une surveillance maintenue durant la récupération (pendant 2 à 5 minutes). Un temps de repos après le test est recommandé.

Est-ce risqué ?
Les risques ou les complications sont extrêmement rares (moins de 1/10 000). Les accidents cardiaques graves sont exceptionnels, ils nécessitent une réanimation en urgence : le matériel et l’équipe soignante sont spécifiquement prévus pour intervenir immédiatement. Les incidents se limitent le plus souvent il s’agit de légers malaises, essoufflement ou douleurs dans la poitrine, passagers, qui peuvent être corrigés rapidement.

Autres épreuves d’effort
Parfois, en fonction de l’indication ou des pathologies, l’épreuve d’effort pourra être couplée à un autre examen. Par exemple, l’analyse des gaz respiratoires à travers un masque (épreuve d’effort cardio-respiratoire ou VO2) ; ou bien lors d’une échographie (écho d’effort), d’une scintigraphie, voire d’une IRM cardiaque.

Dr Marie Christine ILIOU
Hôpital Broussais - Paris